Le glaucome, une maladie silencieuse


Le glaucome, une maladie silencieuse

Le glaucome abîme progressivement le nerf optique, le plus souvent à cause d’une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil. Les pertes de vision qu’il provoque sont irréversibles. Le but du traitement est donc de faire baisser cette pression durablement, pour préserver la vision qui reste.

Quand la chirurgie classique ne suffit plus

Le traitement commence par des collyres, parfois complétés par du laser. Si cela ne suffit pas, on propose une chirurgie filtrante, le plus souvent une trabéculectomie. Cette intervention crée une nouvelle voie d’évacuation pour le liquide de l’œil.
Chez certains patients, cette voie se referme : la cicatrisation est trop active et forme une fibrose, malgré des gestes complémentaires pour la rouvrir. C’est plus fréquent dans certaines formes de glaucome, en particulier celles liées à une inflammation de l’œil (uvéite), et chez les patients jeunes.

L’implant de drainage : une solution de recours


L’implant de drainage est un petit dispositif posé à la surface de l’œil, sous la conjonctive. Il se compose d’un tube très fin, qui évacue le liquide hors de l’œil, et d’une plaque souple, autour de laquelle ce liquide est progressivement réabsorbé.
Cette technique s’adresse aux glaucomes dits « réfractaires », c’est-à-dire aux situations où la chirurgie standard a échoué ou risque fortement d’échouer. Elle permet de proposer une solution à des patients qui en avaient très peu.
Les modèles récents ont été conçus pour simplifier le geste chirurgical et préserver au maximum les tissus de l’œil.

Une intervention réalisée par le Dr Tundé OSSENI à la Clinique du Parc à Castelnau-le-Lez

Le Dr Tundé OSSENI pratique cette chirurgie pour les patients dont le glaucome n’est pas contrôlé malgré les traitements habituels.

Êtes-vous concerné ?

Si votre glaucome reste mal contrôlé malgré vos traitements, ou si une chirurgie précédente n’a pas donné le résultat attendu, parlez-en à votre ophtalmologiste. Seul un bilan complet permet de savoir si cette technique est adaptée à votre situation.

FAQ

  • L’intervention est-elle douloureuse ?

Non. Elle se déroule sous anesthésie locale, parfois complétée d’une légère sédation pour que vous soyez détendu. Une gêne ou une sensation de corps étranger est possible les premiers jours. Elle se soulage avec les traitements prescrits.

  • Combien de temps dure l’opération ?

Généralement moins d’une heure. La prise en charge se fait le plus souvent en ambulatoire : vous rentrez chez vous le jour même.

  • ⁠L’implant se voit-il ?

Non, dans la vie courante. Il est placé sous la paupière supérieure et recouvert par la conjonctive, la fine membrane qui protège le blanc de l’œil. On peut seulement l’apercevoir en soulevant la paupière.

  • Est-ce que je le sentirai au quotidien ?

La plupart des patients ne le sentent plus une fois la cicatrisation terminée. La plaque est très fine et souple, conçue pour épouser la forme de l’œil.

  • Pourrai-je arrêter mes collyres ?

Cela dépend de chaque situation. L’objectif est de faire baisser la pression de l’œil durablement. Certains patients peuvent réduire leur traitement, d’autres doivent garder des gouttes en complément. Votre chirurgien adaptera le traitement au fil du suivi.

  • ⁠Comment se passent les suites opératoires ?

Des collyres sont prescrits pendant plusieurs semaines pour limiter l’inflammation et l’infection. Il faut éviter de frotter l’œil, les efforts intenses et la baignade pendant la période indiquée par votre chirurgien. La vision peut être un peu floue au début.

  • Quel suivi après l’intervention ?

Le suivi est rapproché, surtout les premières semaines, pour contrôler la pression de l’œil et la bonne cicatrisation. Il s’espace ensuite. Le glaucome reste une maladie chronique : une surveillance régulière est nécessaire à vie.

  • Y a-t-il des risques ?

Comme toute chirurgie de l’œil, cette intervention comporte des risques, qui vous seront expliqués en détail lors de la consultation. Il peut s’agir d’une pression trop basse ou trop haute dans les premiers temps, d’une inflammation ou, plus rarement, d’une infection ou d’un déplacement de l’implant. Le suivi permet de les repérer et de les traiter rapidement.

  • ⁠L’implant permet-il de récupérer la vision perdue ?

Non. Les dommages causés par le glaucome au nerf optique sont définitifs. L’implant vise à stabiliser la maladie et à protéger la vision qui reste.

  • Pourquoi n’est-il pas proposé à tout le monde ?

C’est une technique de recours. Elle est réservée aux glaucomes qui ne sont pas contrôlés par les traitements habituels, ou pour lesquels une chirurgie classique a échoué ou risque fortement d’échouer. Pour les autres patients, des solutions plus simples restent préférables.

Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un examen ophtalmologique permet de poser un diagnostic et de définir une indication opératoire.

Article rédigé par le Dr Tundé OSSENI

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